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Le partitionnement sous Linux

le mardi 14 janvier 2003 par
Darzee

sommaire

= PARTITIONS ... ??? =
= LES BASES DE L’ARBORESCENCE DE LINUX =
= L’APPELLATION DES DISQUES DURS =
= LES TYPES DE PARTITIONS SOUS LINUX =
= QUEL PARTIONNEMENT POUR MON LINUX CHERI ??? =
= COMMENT PARTITIONNER MON HDD ??? =
= ATTENTION =




Il est tout à fait possible que certaines erreurs se soient glissées dans cet article. Merci de me prévenir si c’est le cas !
La_trique, rédacteur.

= PARTITIONS ... ??? =

Kesako ?

Une partition est une "subdivision" du disque dur. C’est un ensemble de sectuers du disque dur. Par consequent, il peut y avoir plusieurs partitions sur un même disque dur.

De plus chaque partition est organisée selon un certain "format". Voici les principaux types de partition et les OS qui leur sont généralement associés :

  • Win 3.x et Win NT 3.x
    • FAT (ou encore FAT16)
  • Win 95 (première "version" , i.e. la version a)
    • FAT
  • Win 95 OSR2 (deuxième "version")
    • FAT16 et FAT32 (une "optimisation" de la FAT16)
  • Win NT 4
    • FAT16 et FAT32
    • NTFS (système de fichiers sécurisé de Microsoft)
  • Win 98 et Me
    • FAT32
  • Win 2000 et XP (home et pro je crois)
    • FAT32
    • NTFS (version 5.x)

Du côté du monde du Libre :

  • Linux
    • Ext2 (le plus repandu)
    • Ext3
    • ReiserFS
    • Swap (particulier, cf plus loin)
    • etc...
  • FreeBSD
    • système particulier dont le nom m’a echappé...
  • NetBSD
    • système particulier dont le nom m’a (aussi) echappé...
  • OpenBSD
    • système particulier dont le nom m’a (encore une fois) echappé...

Bien sûr, Linux et les *BSD sont les systèmes les plus compatibles. Il est tout à fait possible de lire et d’écrire sur une partition FAT depuis Linux. Il est même possible de lire une partition NTFS (l’écriture est plus risquée...).

Voila donc ce qu’est une partition. J’espère avoir été clair, malgré des explications pas très "performantes".


= LES BASES DE L’ARBORESCENCE DE LINUX =

Pour comprendre le partionnement sous GNU/Linux, il faut connaître quelle est la structure de base un tel système.

La partition de base est nomée " / ". Elle est composée de multiples sous dossiers. Typiquement, il y a :
- /boot : fichiers de boot
- /etc : utilitaires système
- /home : repertoire contenant les données des utilisateurs
- /bin
- /var
- /usr : c’est en théorie ici que les logiciels s’installent
- /lib
- /temp : fichiers temporaires
- /net : montage des systèmes NFS (*) et d’autres partages réseaux
- /sbin
- /mnt (pour "mount")
- /dev
- /root : fichiers personnels de root

(*) NFS = Network File System : systeme client/serveur qui permet d’utiliser un disque dur par un réseau...

Voila pour la "mémoire de masse", mémoire qui conservera vos données. Mais il existe une partition de type spécial nommée SWAP. Elle est une sorte de 2nde mémoire vive (avec un taux d’accès bien moins rapide que cette dernière). Il existe un *équivalent* sous Windows, mais qui (comme d’habitude =) est moins performant : il s’agit d’un fichier qui se trouve dans le répertoire Windows, mais dont j’ai oublié le nom... =(


= L’APPELLATION DES DISQUES DURS =

L’appellation "à la Linux" est un peu plus complexe que celle de Windows. Mais, elle est bien evidemment plus performante... Je ne parlerais ici que des disques IDE car c’est ce que la plupart des gens ont et aussi car c’est ce que je connais le mieux. =)

Un HDD est appelé : hd[a-d][#]

- hd : signifie "hard-drive" branché sur l’IDE

- [a-d] : signifie que c’est soit a, b, c ou d =).

  • periphérique en "maître" sur le 1° canal IDE
  • periphérique en "esclave" sur le 1° canal IDE
  • periphérique en "maître" sur le 2° canal IDE
  • periphérique en "esclave" sur le 2° canal IDE

- # est un numéro qui permet de numéroter les partitions


Ainsi :
- hda1 : 1° partition sur le DD branché en maître sur le 1° canal IDE
- hdc10 : 10° partition sur le DD branché en maître sur le 2° canal IDE
- hdb3 : 3° partition sur le DD branché en slave sur le 1° canal IDE


= LES TYPES DE PARTITIONS SOUS LINUX =

Il y a plusieurs types de partitons reconnues sous Linux ; notamment Ext2 qui est le format de "base". Il a été dument éprouvé et reconnu pour sa fiabilité. Il a été créé, il me semble, au tout début de "l’ère Linux".

Par la suite, les systèmes de fichiers journalisés ont fait leur apparition. Ils permettent d’éviter d’éventuelles pertes de données dues à de mechants reboot et surtout à cause d’un arrêt de la machine sans un démontage propre (commande umount) des partitions.

Concrètement, un système de fichiers journalisé enregistre dans un journal (une sorte de mémoire tampon) ce qui doit être écrit sur le disque dur. Suite à un arrêt un peu "barbare", au lieu de faire le traditionnel fsck (File System ChecK) de ext2, le systeme va verifier le contenu du journal. Si celui-ci est plein, il va transferer le contenu sur le disque. La perte de données est donc évitée.

Il existe d’autres systèmes journalisés comme par exemple ReiserFS. Chacun a sa spécificité. Pour une utilisation "classique", il est conseillé d’utiliser ext2 ou ext3.

Comme vu precèdement, il existe le type "SWAP". Cette partition permet d’étendre la mémoire virtuelle. Si il n’y a plus assez de mémoire vive (RAM), le noyau indiquera aux différents programmes en cours d’execution d’utiliser la Swap à la place de la RAM. Typiquement, on recommande de prendre une partition 2 fois égale à la RAM. Mais cela dépend de l’utilisation que vous faites de votre PC, de la quantité de RAM, etc...


= QUEL PARTIONNEMENT POUR MON LINUX CHERI ??? =

Voici ce que je vous propose. Bien sûr ce n’est qu’un conseil, mais en aucun cas une obligation. La taille des partitions varie en fonction de l’utilisation que vous allez faire de votre Linux.

J’ai pris 4 cas de figure classiques :
- le débutant qui ne sait pas du tout ce qu’est Linux et qui veut découvrir ce fabuleux système
- l’initié mais dont les connaissances restent limitées (sinon vous ne liriez pas ce tutorial...).
- pour un serveur Web (Apache, PHP & MySQL) et FTP
- un PC utilisé par beaucoup d’utilisateurs

Quant au FS (file system, sys de fichier), ext2 est très bien et si votre distribution vour propose ext3, sautez sur l’occasion !

Je suis débutant...

On va faire (très) simple : il vous faut une partition / et une swap. Cette dernière aura une taille double à votre RAM. Je conseille de mettre la swap en fin de disque, comme ça, si il y a un sérieux problème, la partition / ne sera pas écrasée par un éventuel débordement de la swap.


Je suis un minimum initié...

On va un peu compliquer la chose. Je considère que vous allouez 10 Go à Linux. On va créer plusieurs partitions (qui seront dans cet ordre sur le disque) :
- /boot : 20 Mo
- / : 1 Go
- /usr : 5 Go
- /var : 380 Mo (pour apache (/var/www) et un eventuel serveur FTP (/var/ftp))
- /home : 2 Go
- /save : 1 Go (une partition pour quelques sauvegardes)
- swap : RAM x 2

Vous remarquerez que le total ne fait pas 10 Go =). En effet, ca laisse une marge de manoeuvre pour ajuster votre SWAP à votre RAM et de modifier la taille des partitions comme bon vous semble...


Pour un serveur Web (Apache, PHP & MySQL) et FTP...

Les fichiers pour le serveur web sont dans /var/www/* et ceux pour le serveur FTP sont dans /var/ftp. Il faudra donc créer ces deux partitions avec des tailles que vous adapterez en fonction de ce qui se trouve sur votre serveur.

Il faut donc :
- /boot : 20 Mo
- / : 300 Mo
- /var/www
- /var/ftp
- swap = RAM x 2

Ici, pas besoin de partitions /home independantes (elle sera inclue dans /) étant donné qu’il n’y a pas d’utilisateurs "physiques" (ou très peu) à gérer. Les partitions autres que /var/www et /var/ftp n’ont pas besoin d’être très grandes (il n’y a que très peu de demons et logiciles installés sur ce genre de machine, pour éviter la surcharge et les failles de sécurité).

Certains conseillent Reiser-FS (pour /var/www et /var/ftp) à la place de ext* car il gère paraît-il mieux les petits fichiers en nombre (ce qui est le cas pour un serveur de ce type). Mais, c’est à vérifier...


Pour un PC utilisé par beaucoup d’utilisateurs...

Je sous-entends ici PC utilisé par beaucoup d’utilisateurs [qui ont un accès physique à la machine]. Il faudra donc avoir une partition /home très importante pour permettre de stocker les fichiers perso des users. Pour le reste, vous pouvez reprendre le cas n°2 (Je suis un minimum initié...).


= COMMENT PARTITIONNER MON HDD ??? =

Plusieurs solutions :
- les distributions sont toujours fourni avec un utilitaire qui puet faire cette opération. Vous pourrez le lancer lors de la procèdure d’installation de Linux. Celui de Mandrake est très bien fait et très abordable du fait qu’il possède une interface graphique.
- a partir de votre Linux actuel, vous lancer l’utilitaire de partitonnement qui s’appelle aussi fdisk.
- vous utilisez Partition Magic (ou équivalent) sous windows pour faire ça tranquillement...
- vous utiliser fdisk sous dos. Vous allez partionner votre disque mais vous ne pourrez pas formater grâce à cet utilitaire.

= ATTENTION =

Je rappelle que le partionnement et le formatage EFFACENT LA TOTALITE DES DONNES PRESENTES DANS LES SECTEURS DU DISQUE CONCERNES !!!

Partition Magic et quelques utilitaires permettent de redimensionner les partitions dur disque sans effacer les données présentes. Mais cette opération est tout de même (très) risquée...


PS :

Attention, ni Noplay ni moi ne pourront-être tenu responsable des éventuels dommages que vous infligerez à vos données suite à un partionnement...

Je rappelle une nouvelle fois que le partionnement et le formatage EFFACENT LA TOTALITE DES DONNES PRESENTES DANS LES SECTEURS DU DISQUE CONCERNES !!!



commentaires (1 message(s))

> les ajouts de BB
le 3 avril , par :

Et oui je nai pas grand chose à dire mais j’essai tout de même ce belle outil



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